Le vice-président Yerodia Abdulaye Ndombasi a convié les notabilités Ne Kongo à une restitution par le ministre de l’Intérieur des tragiques incidents du Bas-Congo tout en leur indiquant que le maître-orchestre de la tragédie est à chercher dans la capitale Kinshasa.

Les événements du Bas-Congo ont donné lieu à une rencontre entre notabilités de cette province au bureau de travail du Vice-président de la République, Yerodia Abdoulaye Ndombasi et le ministre de l’Intérieur, Denis Kalume. Par cette initiative, Yerodia voulait que le ministre de l’Intérieur que le chef de l’Etat avait dépêché au Bas-Congo, fasse aux notables Ne Kongo la restitution de cette mission. Introduisant le ministre de l’Intérieur, Yerodia Abdoulaye Ndombasi a estimé que l’on avait manqué de réagir à temps et une fois pour toutes face aux actes de Bundu dia Kongo.
Donnant la raison de cette rencontre, il a dit que c’est pour nourrir la réflexion afin de résoudre ce problème définitivement. Comme on ne fait la circoncision qu’une seule fois, on doit également résoudre le problème que pose Bundu dia Kongo une fois pour toute.
Prenant la parole, le ministre de l’Intérieur a remercié le Vice-président pour l’opportunité lui offerte de donner aux notabilités de cette province l’information puisée à la base. Il aurait souhaité que Muanda Ne Nsemi, leader de Bundu dia Kongo soit avec lui à cette restitution. Car, avant d’aller au Bas-Congo, il avait entrepris, notamment en recourant à l’apport de l’Ambassadeur britannique, pour que le leader de Bundu dia Kongo l’accompagne dans cette mission. Mais, ce dernier avait décliné l’offre rassurant qu’il donnerait un mot d’ordre pour calmer la population. Pour bien comprendre ces événements, a dit le ministre, il faut se rapporter dans le passé récent. Il a rappelé les propos de Muanda Ne Nsemi devant l’Assemblée provinciale. Avant même le vote, il les traitait de corrompus.
Après l’élection, l’UN a contesté les résultats en introduisant une requête auprès de la Cour, d’Appel de Matadi. La Cour devrait se prononcer le jeudi premier février. Mais déjà, à partir de lundi, les tracts appelaient la population à une ville morte. Interrogé à ce sujet par l’autorité provinciale, Fuka Unzola, candidat malheureux de l’UN au gouvernorat du Bas-Congo, niera toute responsabilité dans ces tracts.
Dans la soirée, la police et les services de renseignement ont observé un afflux d’hommes armés d’armes à feu et d’armes blanches vers le siège du leader de BDK. Une perquisition en règle est programmée pour récupérer ces armes. La police est accueillie par des tirs de feu nourris au siège du leader de Bundu dia Kongo.

Tous les témoignages ont démontré que les premiers policiers n’étaient armés que de matériel anti-émeute. Les échauffourées ont lieu. Simultanément, on remarquera le même mouvement dans beaucoup d’autres villes de la province. Les patrouilles sont organisées notamment sur l’axe routier jusqu’à Songololo.
Partout, la police et tout ce qui symbolisait le pouvoir était attaqué. A Matadi on a dénombré 16 morts, à Muanda 37 morts, à Boma 26 morts, Songololo 8 morts du côté des adeptes de Bundu dia Kongo. Du côté des forces de l’ordre, on a dénombré 10 morts dont six policiers et quatre combattants des Fardc. Ces morts ne resteront pas impunis. C’est pourquoi le ministre a annoncé la présence du procureur général de la République sur le terrain. On attend la suite.
Pour terminer, le vice-président de la République a appelé tous les Ne Kongo, chacun selon sa zone d’influence, à travailler sur l’opinion pour mettre fin à ce problème, notamment en sensibilisant la population. Yerodia Abdoulaye Ndombasi a constaté l’exportation d’une certaine forme de violence suivant des pratiques que les Kinois avaient dernièrement vécues dans la capitale. Il y a donc lieu de conclure que ce qui est arrivé au Bas-Congo a un même inspirateur.
L’Avenir
Last edited: 05/02/2007 13:25:52